Olivier Assayas - rétrospective à la Cinémathèque de Copenhague au mois d’août 2011 [da]

La Cinemateket de Copenhague présente une sélection de films d’Olivier Assayas durant le mois d’août, en collaboration avec l’Institut français.

Pour plus d’information : www.cinemateket.dk

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Avant de passer derrière la caméra, Olivier Assayas a été dessinateur et graphiste, puis il a signé de nombreuses critiques de cinéma.

Après avoir réalisé quelques courts métrages, il fait ses débuts en 1986 avec Désordre qui se fait remarquer par la critique. Dans ses premiers films, il aborde l’univers du rock et de la jeunesse. Cinéaste générationnel, il s’impose comme l’un des héritiers de la Nouvelle Vague, à la fois libre et distancié. Il faut néanmoins attendre Irma Vep en 1996 pour qu’il obtienne une reconnaissance du public, avec un film savamment hybride, qui mélange hommage à Louis Feuillade Irma Vep, anagramme de Vampire, est le nom d’une des héroïnes du maître du muet), au cinéma de la Nouvelle Vague, et au cinéma de Hong Kong, dont est issue l’actrice Maggie Cheung.

Assayas se lance alors dans un ambitieux projet : adapter Les Destinées sentimentales, l’ample roman de Jacques Chardonne, écrivain cher à Truffaut, décrivant la saga d’une famille protestante dans le monde de la porcelaine. Il en tire un film de trois heures, aux trois parties nettement marquées par leurs styles respectifs, servies par Emmanuelle Béart et Charles Berling dans les rôles principaux, au romantisme paradoxalement dénué de sentimentalité. La densité du propos et l’intensité de l’interprétation sont magnifiés par une mise en scène qui évite tous les écueils de la reconstitution historique.

Dans Demonlover, Assayas pousse plus loin son propos : un sujet éminemment d’actualité (les rivalités personnelles et d’entreprises autour des marchés naissants de l’Internet), un total cynisme des comportements, et une virtuosité de la caméra et du montage, parfaitement en phase avec son thème. À l’analyse, le film est un des objets les plus intéressants produits par le cinéma français depuis longtemps, mais son traitement tient à l’écart le public.

En 2003, Assayas tourne à nouveau avec Maggie Cheung dont il a divorcé deux ans auparavant, pour Clean. Elle y interprète une chanteuse toxicomane, qui tente de s’en sortir pour retrouver sa dignité et la garde de son enfant.

En 2010, Olivier Assayas présente Carlos, vaste fresque consacrée au parcours du terroriste d’origine vénézuélienne Illich Ramirez. Le film produit par Canal + connait deux versions, une de 5h30 et l’autre de 3h.

Son filmL’Heure d’été de 2008 avec Juliette Binoche et Charles Berling est le seul à avoir été distribué au Danemark.

La série est présentée en collaboration avec l’Institut français.

Carlos

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Carlos

Séances : les 09, 13 et 27 août

Avec Édgar Ramírez, Alexander Scheer, Nora Von Waldstätten...

France, Allemagne, 165 minutes, 2010

Véritable mythe, Carlos est au cœur de l’histoire du terrorisme international des années 1970 et 1980. Le film est l’histoire d’un révolutionnaire internationaliste, manipulateur et manipulé, porté par les flux de l’histoire de son époque et de ses dérives. Personnage contradictoire, aussi violent que l‘époque dont il est une incarnation, Carlos est aussi une énigme.

L’heure d’été

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L’heure d’été

Séances : les 14, 21 et 31 août 2011

Avec Juliette Binoche, Charles Berling, Jérémie Renier...

France, 103 minutes, 2007

C’est l’été. Dans la belle maison familiale Frédéric, Adrienne, Jérémie et leurs enfants fêtent les 75 ans de leur mère, Hélène Berthier, qui a consacré toute son existence à la postérité de l’œuvre de l’oncle, le peintre Paul Berthier. La disparition soudaine d’Hélène, quelques mois plus tard, les obligera à se confronter avec les encombrants objets du passé. Cette famille, à l’apparence si heureuse, va-t-elle pouvoir rester unie ?

Clean

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Clean

Séances : les 10, 16 et 31 août 2011

Avec Maggie Cheung, Nick Nolte, Béatrice Dalle...

France, Grande-Bretagne, Canada, 110 minutes, 2004

Quand on n’a pas le choix, on change. Emily n’a qu’une obsession : récupérer son fils, que ses beaux-parents élèvent loin d’elle. Pour y parvenir, il faudra qu’elle reconstruise sa vie... qu’elle devienne clean.

Demonlover

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Demonlover

Séances : les 11, 18 et 25 août 2011

Avec Connie Nielsen, Chloë Sevigny, Charles Berling...

France, 129 minutes, 2001

A l’aube de la trentaine, Diane De Monx travaille pour une multinationale, le groupe d’Henri-Pierre Volf, qui a racheté une société japonaise produisant des mangas pornographiques. Deux firmes, Mangatronics et Demonlover, s’affrontent pour avoir l’exclusivité de ces nouvelles images, fort lucratives, sur Internet. Mangatronics recrute alors Diane pour torpiller de l’intérieur les intérêts de Demonlover, qui a infiltré ses propres espions. Menacée, celle-ci n’a plus qu’à basculer dans la cyber réalité.

Les Destinées Sentimentales

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Les Destinées sentimentales

Séances : les 13 et 20 août 2011

Avec Charles Berling, Emmanuelle Béart, Isabelle Huppert...

France, Suisse, 180 minutes, 2000

Lorsque Jean et Pauline se rencontrent pour la premiere fois à Barbazac en Charente pendant un bal, elle a vingt ans. Lui est pasteur, pere de famille et vient de se résigner à l’échec de son union avec Nathalie. Qu’importent les pressions de la bonne société protestante qui les entoure, dès lors leurs destinees sentimentales sont liées. Dans les soubresauts tragiques d’un monde en mutation ou s’ouvre la blessure inguerissable de la guerre de 14, ou s’effondrent les certitudes et les dynasties industrielles, l’amour de Jean et de Pauline est plus fort que le temps qui passe.

Irma Vep

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Irma Vep

Séances : les 10, 17 et 25 août 2011

Avec Maggie Cheung, Jean-Pierre Léaud, Nathalie Richard...

France, 99 minutes, 1996

Maggie Cheung, grande vedette du cinéma asiatique, débarque à Paris pour interpréter Irma Vep, le personnage qu’avait créé autrefois Musidora, dans un remake des "Vampires" de Feuillade. Elle ne parle pas un mot de français, et chacun autour d’elle est réduit à un anglais approximatif pour se faire comprendre. En particulier, le réalisateur, qui voit en elle l’unique possibilité d’une Irma Vep moderne.

Désordre

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Désordre

Séances : les 13, 20 et 30 août 2011

Avec Rémi Martin, Simon de La Brosse, Wadeck Stanczak...

France, 91 minutes, 1986

Un groupe de jeunes gens, Yvan, Anne, Henri, liés par la musique qu’ils font ensemble, commettent accidentellement un crime. La police ne les soupçonnera jamais, mais leur destin sera bouleversé, le leur et celui de leurs proches, complices involontaires du drame. "Oui, c’est un film noir, mais noir comme l’est le romantisme de l’adolescence, à la fois tourmenté, fiévreux et torturé par un trop plein de vie. C’est une période qu’on peut difficilement traiter d’une facon légère et gaie.

Dernière modification : 11/07/2011

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