La Quinzaine nordique n°97

La Quinzaine nordique est réalisée par le Service économique régional deux fois par mois. Elle rassemble des brèves économiques et financières sur les cinq pays nordiques.

Danemark

PNGLait. Le Danemark est affecté par la forte baisse des prix du lait, qui représente près de 20 % de la production agricole danoise, alors que le secteur agricole connait déjà des difficultés liées à un endettement élevé. D’après le centre de recherche SEGES, le manque à gagner serait de 0,38 à 0,66 DKK par litre de lait selon les exploitations, et entre 80 % à 85 % des producteurs de lait et de porcs travailleraient à perte. Deux organisations agricoles ont lancé un message d’alerte et invitent les exploitants agricoles à rencontrer un conseiller pour évaluer s’il est viable ou non de maintenir leur activité. Un plan d’aide aux agriculteurs, qui avait été lancé en mai par le précédent gouvernement, fait l’objet de discussions.

Lego. Cinq ans après l’ouverture de ses premiers bureaux à Shanghai, le géant du jouet continue son expansion en Chine où son chiffre d’affaires augmente plus rapidement (+15 % en 2014) que dans le reste du monde. Misant sur la pleine expansion du marché du jouet en Chine, la direction du groupe a désigné la Chine parmi ses quatre marchés prioritaires, les marchés-continents que sont « l’Amérique et Europe », « l’Afrique et Moyen-Orient », et « l’Asie et Pacifique ». Lego construit aujourd’hui une nouvelle usine au sud de Shanghai, qui devrait être opérationnelle en 2017.

Vietnam. Les premiers gagnants au Danemark de l’accord de libre-échange UE-Vietnam seraient les producteurs de machines industrielles et agricoles, ainsi que l’industrie pharmaceutique. L’industrie agroalimentaire devra attendre cinq ans pour que les droits de douane disparaissent pour les produits laitiers, sept ans pour la viande porcine et dix ans pour la volaille. La presse danoise se fait, à ce propos, l’écho des inquiétudes des acteurs du secteur de l’industrie agroalimentaire, qui ont souffert de l’embargo russe et qui comptent beaucoup sur les perspectives offertes par le futur accord avec les États-Unis (TTP).

Gaz de schiste. Total a annoncé qu’il suspendait le forage de Dybvad au nord du Danemark car la 1ère phase du projet a révélé que la couche de schiste était trop fine pour que l’exploitation présente un intérêt économique. Total a décidé de ne pas poursuivre la 2ème phase du projet, c’est-à-dire la fracturation hydraulique. Le groupe dispose d’un permis d’exploration jusqu’en juin 2016 et n’a pas encore décidé s’il poursuivra ou renoncera à son permis.

A.P. Møller-Mærsk.
Avec la chute des prix du pétrole et la baisse des tarifs de transport sur la route Asie-Europe, les résultats du groupe au deuxième trimestre sont inférieurs à l’an dernier. Néanmoins, le PDG se dit satisfait des résultats et maintient son objectif d’environ 4 Mds USD de profit pour 2015. Le groupe Mærsk a renoncé à son objectif de produire 400 000 barils par jour d’ici 2020, mais accroit ses ambitions pour la division transport, Mærsk Line, qui représente déjà 40 % du résultat d’exploitation du groupe. Le PDG se réjouit également de la dévaluation du yuan, qui devrait soutenir les exportations chinoises, et donc les activités de transport pour Mærsk.

Retraites. Le nouveau Premier Ministre danois, Lars Løkke Rasmussen, a pris la décision au cours du mois de juillet de suspendre les travaux de la commission sur les retraites mise en place en mai 2014 par le précédent gouvernement de centre-gauche, et qui devait émettre d’ici l’automne 2016 une série de propositions d’améliorations structurelles. Le programme du nouveau gouvernement inclut une réforme du système de retraites programmée au printemps 2016 dont l’objectif central serait d’accroître l’épargne-retraite des personnes non-couvertes par les retraites complémentaires professionnelles.

Allocation-chômage.
Composée de représentants des partenaires sociaux et du monde académique, la commission chargée de proposer d’ici octobre 2015 des pistes de réforme du système d’allocations-chômage neutres pour les finances publiques et favorables à l’expansion du marché du travail, connaît des divisions internes, laissant présager des négociations difficiles au moment du débat parlementaire à venir sur ce sujet.

Bourse. Au cours des dix dernières années, le marché des actions danois est devenu, derrière la Suède, le deuxième plus important de l’Union européenne, rapporté à la taille du pays. La valeur des actions danoises représente 468 000 DKK par habitant contre 389 000 DKK pour le Royaume-Uni. Le Danemark héberge un grand nombre d’entreprises multinationales, leaders mondiaux dans leur secteur, comme Novo Nordisk, Novozymes, Vestas, Coloplast, etc...

Finlande

Nucléaire. (voir QN 96 et précédentes) Le ministère de l’emploi et de l’économie a publié un communiqué pour annoncer que le projet de Fennovoima de construction d’une centrale nucléaire à Pyhäjoki était conforme à la condition posée par le gouvernement et le parlement d’un minimum de 60 % d’actionnariat domicilié dans l’Union européenne ou l’AELE. Pour atteindre ce seuil, le groupe finlandais d’énergie Fortum, détenu à 50,1 % par l’Etat finlandais, et le groupe finlandais de construction SRV vont finalement participer à hauteur de respectivement 6,6 % et 1,8 % au projet de Fennovoima. Le sidérurgiste Outokumpu va quant à lui augmenter sa part de 1,8 point pour atteindre 14,1 %. Le ministère va maintenant étudier la demande de permis de construire de la centrale en accord avec la loi relative à l’énergie nucléaire ; cette étape devrait prendre au moins deux ans.

Pacte Social. Le gouvernement finlandais s’est exprimé sur le calendrier des négociations du pacte social dont l’objectif affiché est de réduire d’au moins 5 % le coût du travail et d’atteindre un taux d’emploi de 72 %. Les syndicats doivent s’accorder d’ici le 21 août sur le calendrier des mesures à mettre en place sur la période qui s’étend du 22 août 2015 au 31 janvier 2017 pour remplir les conditions imposées par le gouvernement. Si les mesures du pacte social ne permettent pas d’atteindre les objectifs de réduction du coût du travail d’ici mars 2017, le gouvernement menace d’instaurer des mesures de consolidation budgétaire supplémentaires pour un montant de 1,4 Md€ en 2018 (coupes budgétaires pour un montant de 959 M€, dont baisse des allocations familiales, baisse des indemnités chômage et désindexation partielle des retraites, et hausse des prélèvements obligatoires de 454 M€). À l’inverse, dans l’hypothèse où le pacte social permettrait une baisse du coût du travail, des allègements additionnels de l’impôt sur le revenu pour un montant de 1,5 Md € sont annoncés.

Transport. Le groupe de transport tchèque Škoda Transportation a annoncé une prise de participation majoritaire au capital du fabricant finlandais de matériel roulant Transtech. Par cette acquisition, Škoda espère renforcer sa place sur le marché des transports en Europe de l’ouest. Transtech et Škoda avaient par ailleurs été présélectionnés à la mi-juin avec trois autres entreprises pour fournir le matériel roulant (coût estimé à 83 millions d’euros) de la nouvelle ligne de tramway de Tampere.

Conjoncture. L’économie finlandaise continue de se contracter au 1er semestre 2015 : -0,1 % au 1er trimestre et -0,4 % au 2ème trimestre, alors que la croissance pour l’année 2014 a été revue à la baisse à -0,4 %. L’amélioration de la balance commerciale (excédent de 535 M€ au 1er semestre 2015, contre un déficit de 1,1 Md € au 1er semestre 2014), résulte d’une baisse plus importante des importations (-8 % au 1er semestre 2015 en comparaison du 1er semestre 2014) que des exportations (-3 %), reflétant le manque de dynamisme de la demande interne.

Islande

Notation. Les trois principales agences de notation (Moody’s, Standard & Poor’s et Fitch) ont relevé la notation souveraine de l’Islande au mois de juillet, en raison notamment d’une appréciation favorable sur l’annonce et les premières étapes du plan de levée des contrôles de capitaux, mais aussi d’une appréciation généralement positive sur la situation économique et de la soutenabilité de la dette publique. Les trois principales banques du pays ont également bénéficié d’un relèvement de leur notation par l’agence Standard & Poor’s.

Conjoncture. La banque centrale a relevé son taux d’intérêt directeur de 0,5 pt le 19 août 2015 à 5,5 %, principalement en raison des hausses salariales qui résulteront des négociations du printemps et qui laissent attendre une hausse de l’inflation au-dessus de sa cible en 2016. Dans son document de politique monétaire, la banque centrale prévoit une croissance du PIB proche de +4,0 % en 2015 et autour de +3,0 % les deux années suivantes : son principal moteur serait la demande domestique, et en particulier la consommation des ménages ; ces prévisions se situent un peu en deçà de celles publiées en mai 2015, en raison de perspectives d’investissements quelque peu moins dynamiques.

Norvège

Emplois pétroliers. Alors que les décomptes publiés dans la presse font état de plus de 22 000 emplois supprimés dans le secteur pétrolier (voir QN n°96) depuis un an, des chiffres publiés par NAV (organe d’État pour l’emploi et la protection sociale) comptabilisent 36 000 suppressions d’emplois en appliquant des critères plus larges. Un sondage de l’organisation professionnelle des métiers de l’ingénierie Tekna montre cependant que seuls 2 % des ingénieurs pétroliers auraient changé d’emploi suite au ralentissement pétrolier, signe que les entreprises du secteur se sépareraient en priorité de personnels non stratégiques. Par ailleurs, la branche hôtelière du Rogaland (région de Stavanger) a annoncé d’importantes suppressions d’emploi suite au ralentissement pétrolier.

Aquaculture. Le groupe américain Cargill, premier négociant de céréales au monde, a annoncé le 17 août l’acquisition pour 1,35 Md€ d’EWOS, producteur norvégien de farine de poisson basé à Bergen. Avec cette opération, Cargill, très présent dans l’alimentation, entre pour la première fois dans l’industrie du saumon d’élevage. Ewos est fort de sept sites de production implantés dans les grands pays producteurs de saumons (en Norvège, au Chili, en Ecosse, au Canada et au Vietnam) et deux centres de recherche et développement. L’entreprise détient environ un tiers du marché mondial de farine de poisson.

Industrie. Le gouvernement va déposer à l’automne une proposition visant à changer la loi pour autoriser les entreprises du secteur industriel à faire partie d’un consortium possédant des actifs de production d’électricité. Cette mesure entend permettre aux industriels de diversifier leurs revenus en encaissant des dividendes sur l’électricité produite, et concernera particulièrement le groupe Hydro, dont l’activité dépend d’un accès bon marché à l’électricité, et qui est par ailleurs tenu de rétrocéder à l’État la concession de sa centrale de Røldal-Sulldal en 2023.

Fonds souverain. Le fonds souverain norvégien a enregistré une perte de -0,9 % au second semestre 2015, la première depuis le second trimestre 2012. Les placements en actions du fonds (62,8 % du total) ont perdu -0,2 %, ceux en obligations -2,2 % (34,5 % du total) tandis que les placements immobiliers s’appréciaient de 2 % (2,7 % du total). La valeur des actifs sous gestion du fonds est ainsi repassée sous les 7 000 Mds de NOK (6 897 Mds NOK).

Suède

PIB. La croissance du PIB suédois, en volume, atteint +1,0 % au 2ème trimestre 2015 par rapport au 1er trimestre 2015 et +3,0 % en glissement annuel, par rapport au 2ème trimestre 2014. Le commerce extérieur continue à contribuer positivement à la croissance en raison d’une hausse des exportations (+0,9 %, les ventes de biens restent inchangées alors que les services augmentent de +2,9 %) alors que les importations fléchissent (-0,4 %). La consommation publique (+0,6 %) et privée (+0,6 %) ont également contribué à la croissance au 2ème trimestre. En revanche, les investissements stagnent (-0,2 %) malgré le dynamisme de la construction. La ministre des finances a révisé à la hausse les prévisions de croissance pour 2015, à +2,6 % (contre +2,4 %), et prévoit une amélioration plus rapide du solde public (réduction du déficit public à -0,8 % PIB en 2015 après -1,9 % PIB en 2014).

Changes. La Riksbank a de nouveau réduit ses taux début juillet, à -0,35 % augmenté le rythme de ses achats de titres publics, malgré le redressement des perspectives d’inflation et l’accélération de l’activité, en raison d’une appréciation plus rapide que désirée de la couronne suédoise face à l’euro, en lien notamment avec les mouvements de capitaux suscités par les incertitudes sur la situation en Grèce au début de l’été. La décision de la Riksbank a été suivie d’une nette inflexion du taux de change, qui s’est déprécié de 9,21 SEK/EUR au 30 juin 2015 à 9,48 SEK/EUR au 20 août 2015, atteignant même 9,61 SEK/EUR le 10 août 2015.

Endettement. Les parties du Conseil de Stabilité Financière (Ministère des Finances, Banque centrale, Superviseur financier et Agence de la dette) ont publié un document d’analyse commun dans lequel ils identifient six facteurs responsables de l’endettement des ménages suédois :

  1. La baisse des taux d’intérêt et la hausse des revenus.
  2. La croissance démographique et l’urbanisation rapide.
  3. Les contraintes sur l’offre de logements dans les zones urbaines en croissance.
  4. L’évolution de la fiscalité de la propriété foncière.
  5. L’accès facile au crédit.
  6. La hausse de la part des ménages propriétaires.

Assurances. Le calendrier de mise en œuvre de la directive européenne Solvabilité 2 visant à mieux adapter les fonds propres aux risques et à améliorer le reporting comme la gouvernance dans le secteur européen de l’assurance, prend du retard en Suède. En effet, le parlement suédois n’a pas été en mesure de transposer les textes en législation nationale en avril 2015 comme il était prévu pour permettre par la suite au superviseur Finansinspektionen (FI) de mettre en place les règlements et d’informer les acteurs concernés. Le calendrier sera ainsi resserré puisque la directive en question devra entrer en vigueur au 1er janvier 2016.

Afrique. Le programme Sustainable Development Investor Partnership initié par les États-Unis en étroit partenariat, notamment avec la Suède, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, prend forme suite à la Conférence des Nations Unies « Financing for development » à Addis Abeba en Ethiopie. Ce programme repose notamment sur l’idée que les agences de coopération internationale telles que USAID pour les États-Unis et SIDA pour la Suède couvriront certains types d’investissements pour réduire l’exposition des investisseurs. L’agence de développement suédoise (SIDA) dispose d’ores et déjà d’une enveloppe de garanties de 10 Mds de SEK (1,1 Md€) à cette fin. Le programme implique également que les agences de développement devront identifier des projets spécifiques qui nécessitent un financement du privé et un renforcement du dialogue avec les investisseurs potentiels.

Ericsson. Le chinois Huawei serait devenu, selon le consultant Dell’Oro, le leader mondial des fournisseurs d’infrastructures mobiles (2G, 3G et 4G) avec une part de marché globale au 1er semestre 2015 de l’ordre de 30 %, et détrônerait ainsi le suédois Ericsson (pdm de 28%) qui à son tour devance le nouvel ensemble Nokia-Alcatel-Lucent (pdm 27%). Si l’on tient uniquement compte des infrastructures 4G, c’est Nokia-Alcatel-Lucent qui domine avec une pdm de 29%, devant Huawei (27%) et Ericsson (25%). La nette amélioration de Huawei tient, d’une part à sa très forte présence sur son marché domestique, et d’autre part la compression de ses marges bénéficiaires au profit d’un gonflement de son volume d’affaires. Hors marché chinois, Ericsson reste le premier acteur du secteur au niveau mondial.

Picard. Le groupe Picard accélère son expansion en Suède en sus des 11 boutiques implantées sur Stockholm et Uppsala, 4 nouvelles enseignes ouvriront à l’automne 2015, dont 2 dans la région de Stockholm, une à Göteborg et une autre à Malmö. En revanche, le groupe a décidé de fermer la boutique du centre commercial Port 73 à Haninge, dans la banlieue sud de la capitale.

Gripen. Selon la presse locale, le Sénat brésilien aurait validé le financement pour l’achat de 36 JAS Gripen du groupe suédois SAAB AB. L’accord implique notamment un crédit de 39,9 Mds SEK (4,2 Mds€) alloué par la banque publique d’exportation SEK (Swedish Export Credit Corp.).

Dongfeng. Le constructeur chinois Dongfeng, notamment partenaire et actionnaire du français PSA, vient de signer un accord de coopération avec le National Electric Vehicule Sweden - NEVS (le repreneur des actifs de Saab Automobile en 2012) pour accélérer ensemble la production de véhicules électriques en Suède sur la base de la technologie de SAAB (plateforme Phoenix du modèle 9-3), pour les exporter ensuite vers l’Asie. Cette coopération permettra à NEVS non seulement d’abaisser ses coûts de production (achats, distribution…) et de bénéficier d’une meilleure stabilité financière suite aux procédures de restructuration commencées en août 2014 (effacement de plus de 30M€ de dettes sous-traitants dans le cadre du redressement judiciaire, interdiction à NEVS d’utiliser le label SAAB qui appartient à la compagnie de défense suédoise SAAB AB, etc…). Les termes financiers de l’accord avec Dongfeng n’ont pas été dévoilés, mais l’accord implique que ce dernier puisse proposer des véhicules électriques sous sa propre marque.

Énergie. Le groupe E.ON prévoit d’investir 1,3 Md€ d’ici 2020 pour moderniser le réseau électrique suédois, l’adapter au développement des énergies renouvelables et au démantèlement de réacteurs nucléaires, ainsi que pour développer les smart grids. E.ON devrait par ailleurs se prononcer d’ici peu sur le projet de Vattenfall de fermeture anticipée des réacteurs R1 et R2 avant 2020 (au lieu de l’horizon 2025) pour raisons de rentabilité. Vattenfall a récemment déprécié dans ses comptes de 1,8 Md€ la valeur de ces actifs qu’il détient à hauteur de 70 % contrairement à E.ON qui possède les 30 % restants.

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Directeur de la publication : Pierre-Alexandre Miquel (Chef du SER)
Revu par : Olivier Redoulès (SER Stockholm)
Service Economique Régional (SER) de Stockholm
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Adresse : Storgatan 11 // 114 44 Stockholm

Avec les contributions des Services Economiques de Copenhague (Marine Artz, Jasmine Crozier, Michel Lallemand, Philippe Martinez), Helsinki (Nadine Mouy, Alexis Stevenson), Oslo (Christian Fatras, Emmanuel Frételliere, Nicolas Redon), et du Service Economique Régional de Stockholm (Frédéric Lemaitre, Olivier Redoulès).

Dernière modification : 08/09/2015

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