La Quinzaine nordique n°54

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Danemark

Marchés publics. Après le débat suscité par la révélation des coûts élevés de construction du parc éolien offshore d’Anholt, le Ministre de l’énergie et du climat envisage de rendre les calendriers de construction moins contraignants, avec des amendes de retard plus faibles (peu d’entreprises avaient répondu à l’appel d’offres d’Anholt du fait d’un cahier des charges jugé trop contraignant).

Export. Le Ministère des Affaires étrangères danois prévoit une croissance de +2 % des exportations de marchandises en 2013 (contre seulement +0,6 % au 1er semestre 2013) et de +5,3 % en 2014, soutenue notamment par la Chine, la Norvège, l’Allemagne et les Etats-Unis.

Finlande

Dette publique. Pour la 1ère fois depuis 1945, la dette publique au sens de Maastricht dépasserait 60% du PIB en 2014, atteignant 60,7% du PIB alors qu’elle se situait encore à 49,2% PIB fin 2011 ; elle continuerait d’augmenter à l’horizon 2017 (62,9 % PIB). Cette dégradation résulte pour partie de la faiblesse de la croissance, en lien avec la récession en zone euro.

PLF 2014. Le déficit, au sens de Maastricht, du gouvernement général devrait être ramené de 2,6% du PIB en 2013 à 2,3% en 2014 (le déficit pour l’Etat et les municipalités représenterait 4,7% puis 4,4% du PIB, mais serait compensé en partie par l’excédent du fond de pension, qui s’élèverait à 2,1 % PIB en 2014). Le Budget 2014 projette une stabilisation des prélèvements obligatoires (44,9% du PIB) et des dépenses (58,1% du PIB). La réduction de l’IS de 4,5 points (de 24,5 % à 20 % serait largement compensée par une hausse des prélèvements sur les ménages.

Islande

Garantie des dépôts. Le Ministre des finances, B. Benediktsson, a annoncé un projet de loi instituant une garantie minimale pour les dépôts bancaires qui serait conforme à la directive européenne de garantie des dépôts. En parallèle, la garantie illimitée des dépôts instituée au plus fort de la crise serait abolie.

Landsbanki. Le Ministre des finances pourrait annoncer prochainement la vente de 25 % de la participation de l’Etat dans la banque Landsbanki, qu’il détient pour 98 %.

Norvège

Politique monétaire. La Banque centrale a décidé le 19 septembre de maintenir son taux directeur à 1,5 %. Bien que l’inflation soit plus élevée qu’attendue (3,2 %) et que la couronne norvégienne s’est légèrement affaiblie, une hausse des taux n’est pas jugée opportune dans l’immédiat car la croissance s’affaiblit. La Banque a cependant annoncé que la hausse du taux directeur pourrait intervenir plus tôt que prévu, à savoir à l’été 2014 et non à la fin 2014.

Agriculture. Selon le rapport annuel de l’OCDE sur les subventions à l’agriculture, 63 % du revenu total des agriculteurs norvégiens provenait de subventions en 2012, contre 18,5 % en moyenne dans les pays de l’OCDE et 19 % dans l’UE. Les importantes subventions et le fort niveau de protectionnisme du secteur ne suffisent cependant pas à assurer un revenu suffisant à la plupart des agriculteurs (cf. QN n°40). La part des subventions dans les revenus des agriculteurs devrait baisser si le future gouvernement de droite applique son programme de libéralisation de l’agriculture.

PLF 2014. Le gouvernement Stoltenberg, qui a perdu les élections de septembre mais prépare le budget 2014, devrait annoncer des hausses des plafonds d’exonération pour l’impôt sur la fortune (de 107 000 € actuellement à 124 000 €) et des droits de succession (de 58 000 € à 124 000 €) dans la loi de finances qui sera présentée le 14 octobre prochain. Cette réforme bénéficierait à environ 100 000 personnes pour un coût total 270 M €. Elle met en œuvre des promesses électorales de la nouvelle majorité élue au parlement début septembre.
Transition énergétique. Le Ministre de l’Énergie a annoncé l’abandon à la fin de l’année du projet d’infrastructure de captage et de stockage de CO2 à Mongstad. Qualifié de « conquête de la lune » pour la Norvège lors de son lancement en 2007, le projet a déjà coûté 5,9 Mds de NOK (730 M €) et n’ira pas jusqu’à la phase de test à grande échelle.

Suède

Privatisation de Nordea. L’Etat suédois sort définitivement du capital de la première banque nordique (vente de 7 % du capital) à travers un placement accéléré auprès d’investisseurs institutionnels, pour un produit brut de 2,5 Md€, entièrement affecté au désendettement de l’Etat.

PLF 2014. Le 18 septembre 2013, le ministre des finances, Anders Borg, a déposé le projet de loi de finances « d’automne » (PLF 2014) devant le Parlement suédois. Ce projet propose un nouvel effort de relance de 2,9 Mds € soit 0,6 % PIB (après +0,7 % PIB en 2013), dans un contexte conjoncturel dégradé. Le gouvernement suédois, qui reconnaît disposer de marges de manœuvre budgétaires, donne priorité à la croissance et à l’emploi. Toutefois, la composition de ce soutien, principalement sous forme de baisses d’impôts sur les ménages, suscite de vives critiques de l’opposition qui pourrait choisir, dans un contexte pré-électoral tendu, de refuser une partie de ces mesures. Dans cette éventualité, le principe de vote unique des lois de budget en place depuis la crise du début des années 1990 serait remis en cause.

Business Sweden. Ulf Berg, Managing Director de l’agence Business Sweden. a été mis à pieds en raison de dépenses en frais de représentation et en services de consulting jugées trop élevées. L’agence Business Sweden a été formée début 2013 de la fusion des agences Exportrådet (promotion des exportations suédoises) et Invest in Sweden (promotion des investissements en Suède). C’est une structure semi-publique, contrôlée pour partie par le Ministère des affaires étrangères suédois et pour partie par l’Association des entreprises exportatrices.

Les éléments contenus dans cette quinzaine nordique ne sauraient d’aucune manière engager la responsabilité des ambassades de France dans les pays nordiques ou de la Direction Générale du Trésor.

Dernière modification : 09/02/2015

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