La Quinzaine nordique n°52 - 28 août 2013

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Danemark

Croissance. La ministre de l’Economie et de l’Intérieur, Margrethe Vestager, vient de réviser une nouvelle fois à la baisse la prévision de croissance pour 2013. Au lieu de +0,5%, la croissance ne serait que légèrement positive (+0,2%). Les prévisions pour 2014 sont en revanche maintenues (+1,6%, mais +1,2% dans le scénario le plus négatif). Le déficit budgétaire serait comme prévu ramené à 1,7% du PIB en 2013 (2% en 2014), après 4,1% en 2012. Le solde structurel serait légèrement négatif en 2013 (-0,2%) et en 2014 (-0,4%).

Budget 2014. Le ministre des Finances, Bjarne Corydon, a présenté le 27 août le projet de loi de finances pour 2014. Ce dernier prévoit des moyens supplémentaires pour les investissements publics, l’éducation et la santé, mais demeure très prudent en poursuivant la politique de consolidation des finances publiques engagée depuis 2011.

Plan climat. Le ministre du Climat et de l’Energie a publié un plan ambitieux, sous forme de propositions de mesures concrètes destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’agriculture et les transports en particulier. La discussion sur ces mesures doit se poursuivre, avant de déboucher sur la présentation d’une loi sur le climat au Parlement danois à l’automne.

Finlande

Créations/fermetures d’entreprises. Au T1 2013, les créations d’entreprises ont été en net repli, de 7,4% sur un an et de 22,6% par rapport au pic du T1 2007. Seulement 9 211 entreprises ont été créées, soit le chiffre le plus faible depuis le début de la crise. A l’inverse, les fermetures d’entreprises ont augmenté de 17,5%, notamment dans le commerce. 10 934 entreprises ont déposé le bilan, soit 3,2% du stock d’entreprises finlandaises, un chiffre comparable à celui du pic de la crise en 2008.

Echanges bilatéraux France-Finlande. Le repli des exportations françaises vers la Finlande, en baisse de 7,4% sur un an, est plus fort que celui des importations en provenance de la Finlande, en recul de 4,8%. Notre balance commerciale bilatérale se dégrade à -196 M€ au S1 2013 contre -184 M€ au S1 2012. D’un point de vue sectoriel, le solde des échanges est très largement positif dans le secteur agroalimentaire (+ 117 M€), et nettement déficitaire dans les secteurs bois-papier et métallurgie (respectivement – 309 M€ et – 61 M€).

Dette privée. Au T1 2013, le taux d’endettement des ménages finlandais, rapporté au revenu disponible brut, est resté stable à 118,4%, contre 118,2% au trimestre précédent. Il s’agit du troisième trimestre consécutif de stabilisation. La dette privée totale (ménages et entreprises non financières) atteignait fin 2012 185,1 % du PIB, largement au-dessus du plafond de 160% retenu dans le cadre des procédures européennes d’examen des déséquilibres macroéconomiques.

Islande

Candidature de l’Islande à l’UE. Le ministre des Affaires étrangères estime que le gouvernement a les mains libres pour prendre une position définitive, à l’automne, sur la candidature, actuellement « gelée ». M. Sveinsson estime que ni un référendum sur la poursuite des négociations, ni même un vote au parlement ne sont nécessaires. Pour l’heure, le ministre a répété que l’Islande se considérait toujours comme pays candidat, jusqu’à la publication de deux rapports, l’un sur le bilan des négociations, l’autre sur l’évolution de l’UE.

Différend sur le maquereau. La mise en place, par la Commission européenne, de mesures restrictives (interdiction de débarquement du hareng dans les ports de l’UE) à l’égard des Iles Féroé, et l’annonce, le 20 août, d’actions similaires pour le maquereau à l’encontre de l’Islande ont provoqué une « protestation » des autorités islandaises qui estiment ces mesures contraires à la Convention des Nations-Unies sur le Droit de la Mer, l’OMC, et l’EEE. Reykjavik étudie des contre-mesures, notamment des actions devant les instances de ces organisations. Une nouvelle session de négociations sur la répartition des quotas de maquereau se déroulera à Reykjavik début septembre.

Norvège

Croissance. Si le PIB norvégien – largement tiré par l’activité pétrolière et le shipping – a augmenté de +0,8% au second trimestre 2013, le PIB continental (hors hydrocarbures et transport maritime) a connu une augmentation de seulement +0,2 %, bien en dessous des +0,7% attendus par la banque centrale. Le principal frein à la croissance a été les dépenses des ménages qui n’ont augmenté que de +0,2%. Suite à ces chiffres décevants, l’euro est repassé au-dessus de la barre des 8 NOK.

Inflation. L’inflation est passée en juillet à +3,0% en glissement annuel, contre +2,1% en juin. C’est le niveau le plus élevé depuis avril 2010. La principale cause est la hausse du prix de l’électricité (+35,3% sur un an) due aux faibles précipitations dans un pays où l’électricité est à 95% d’origine hydraulique. En outre, la baisse de la NOK a contribuée à favoriser l’inflation importée. La cible retenue par la Banque de Norvège pour sa politique monétaire est un niveau d’inflation (CPI) de +2,5% sur longue période. Le niveau actuel se situe dans le haut de la fourchette observée depuis deux ans, à savoir entre +1 et +3%. A noter que le niveau d’inflation sous-jacent (CPI-ATE : hors énergie et évolution des taxes) est passé de +1,4 à +1,8% en glissement annuel entre juin et juillet.

Telenor. L’opérateur téléphonique Telenor, détenu à 53,9% par l’Etat norvégien, a annoncé un bénéfice avant impôts de 5,9 Mrds NOK pour le T2 2013, contre 3,9 pour le T2 2012. L’Asie joue un rôle prépondérant dans cette croissance : « Durant le T2 2013, Telenor a gagné plus de cinq millions de nouveaux clients (soit l’équivalent de la population norvégienne) en Asie », indique le PDG Jon Fredrik Baksaas. Sur ce continent, Telenor est présent en Thaïlande, au Bangladesh, au Pakistan, en Inde et depuis juin 2013 en Birmanie.

Suède

Croissance. Les derniers indicateurs disponibles confirment le scénario d’une accélération de la croissance suédoise fin 2013 et en 2014. La confiance des entreprises exportatrices, mesurée par Business Sweden, a retrouvé un niveau jamais atteint depuis mai 2011. Le chômage, corrigé des variations saisonnières, pourrait avoir atteint son pic en juin (8,0%) et a baissé en juillet (7,8%). SEB et Swedbank ont révisé à la hausse leurs prévisions pour 2014, à respectivement +2,6% et +3,1%.

Budget 2014. Le projet de loi de finances suédois ne sera présenté que le 18 septembre. Le Gouvernement a toutefois d’ores et déjà indiqué son intention de mettre en œuvre en 2014 différentes mesures nouvelles pour un coût de l’ordre de 25 milliards de SEK, dont notamment la cinquième baisse de l’impôt sur les revenus du travail qui avait été reportée ces dernières années. Le coût de cette cinquième baisse de l’IR est estimé à 16 milliards de SEK.

Exigences en capital pesant sur les banques suédoises. Le ministre des Marchés financiers, Peter Norman, a indiqué qu’il souhaitait relever encore les exigences prudentielles pesant sur les banques suédoises, qui excèdent déjà celles prévues au niveau international. Il a par ailleurs tranché en faveur de l’autorité de supervision du secteur financier (Finansinspektionen) la désignation de l’autorité en charge de la supervision macroprudentielle, que revendiquait également la Riksbank.

Les éléments contenus dans cette quinzaine nordique ne sauraient d’aucune manière engager la responsabilité des ambassades de France dans les pays nordiques ou de la Direction Générale du Trésor.

Dernière modification : 29/08/2013

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