La Quinzaine nordique n°124

La Quinzaine nordique est réalisée par le Service économique régional deux fois par mois. Elle rassemble des brèves économiques et financières sur les cinq pays nordiques.

Pays Nordiques

PNGConférence franco-nordique. La première Conférence franco-nordique s’est tenue le 28 novembre au Ministère de l’Économie et des Finances à Paris, à l’initiative des Services Économiques des Ambassades de France dans les 5 pays nordiques, avec la participation de M. Michel Sapin, Ministre français de l’Économie et des Finances, de M.Olli Rehn, Ministre finlandais des affaires économiques et de Mme Axelle Lemaire, Secrétaire d’État en charge du Numérique et de l’Innovation. La conférence a rassemblé des dizaines d’experts, patrons et politiques français et nordiques, dont M. Jacob Wallenberg, Président du CA d’Investor, M. Leif Johansson, Président du CA d’AstraZeneca et d’Ericsson, Mme Silje Aspholm Hole, Vice-présidente en charge de l’innovation et de l’analyse d’Innovation Norway, M. Lars Rebien Sørensen, DG de Novo Nordisk, M. Karl-Petter Thorwaldsson, Président de la Confédération syndicale suédoise LO, Mme Katrin Stjernfeldt Jammeh, Maire de Malmö, M. Gudni Johannesson, Directeur de l’agence islandaise de l’énergie, M. Louis Schweitzer, Commissaire général à l’investissement, M. Thomas Courbe, Directeur général adjoint du Trésor et M. Jean Pisani-Ferry, Commissaire général de France Stratégie. Deux thèmes principaux, la compétitivité et la croissance verte, ont servi de fils directeurs à cette conférence. Trois articles dans Le Monde, Libération et le Figaro ont été consacrés à cette conférence.

European digital city index. Stockholm arrive à la deuxième place du classement « European Digital City Index 2016 » derrière Londres, tandis que Helsinki et Copenhague occupent respectivement les 4ème et 7ème rangs et que Paris arrive à la 5ème position. Ce classement concerne 60 villes de l’UE et analyse leur écosystème numérique et le développement de start-ups en se fondant sur 38 indicateurs technologiques, économiques, politiques et socio-culturels parmi lesquels l’accès au capital, la qualité des infrastructures digitales, l’environnement des affaires, la culture entrepreneuriale, les compétences techniques et la qualité de vie. Dans le top 35 figurent également quatre autres villes nordiques : Aarhus au Danemark (22ème) et Malmö (29ème), Uppsala (30ème) ainsi que Göteborg (34ème) en Suède.

Secteur aérien. Le gouvernement suédois social-démocrate et vert réfléchit actuellement à l’introduction d’une taxe aérienne à hauteur de 110 SEK (environ 11 €) par siège au départ d’un aéroport suédois. Cette mesure est principalement défendue par le parti vert (Miljöpartiet). Selon les représentants du secteur aérien suédois, opposés au projet, l’introduction d’une telle mesure pourrait entrainer la disparition de 5 000 à 10 000 emplois. En Europe, 5 pays disposent d’un système équivalent : la France, l’Allemagne, le Royaume Uni, l’Autriche et la Norvège. Dans le même temps, le Ministre suédois des Entreprises et de l’Innovation, Mikael Damberg, souhaite renforcer la position d’Arlanda face à la concurrence des aéroports de Kastrup et de Gardemoen. Selon la presse suédoise, le Danemark n’envisage pas de créer une taxe équivalente et souhaite conserver la position stratégique que possède l’aéroport de Copenhague dans la région : 26,6 millions de passagers accueillis en 2015 contre 24,7 millions pour Oslo Gardemoen et 23,2 pour Stockholm Arlanda. Dernière mesure en date, la Suède et les États-Unis ont signé un accord pour que les contrôles de sécurité par les services des douanes et de l’immigration américains soient réalisés sur le sol suédois avant tout départ vers les États-Unis (preclearance).

Climat.
Selon l’édition 2017 du Climate Change Performance Index (CCPI), publié par Germanwatch et Climate Action Network Europe, le Danemark est à la 13ème place (-9 places par rapport à l’édition 2016), après avoir été précédemment en tête du classement pendant 5 années consécutives. Le CCPI est un instrument destiné à améliorer la transparence dans les politiques publiques climatiques internationales et regroupe plusieurs indicateurs tels que le niveau et le développement des émissions de CO2, la part d’énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et la politique climatique. Les trois premières places du classement sont vacantes, les auteurs du rapport estimant qu’aucun pays n’a produit suffisamment d’efforts pour enrayer le changement climatique. La Suède occupe la 5ème place (+1 place), la Finlande est 31ème (+1 place), la Norvège est 38ème (-11 places) et l’Islande est 39ème (-26 places). La France domine le classement, en arrivant à la 4ème place (+4 places).

Danemark

Conjoncture. À la suite d’une révision des comptes nationaux, l’Institut des statistiques danois (Danmarks Statistik) a indiqué que l’activité économique du Danemark de 2013 à 2015 aurait été plus dynamique que ne le laissaient entrevoir les données précédentes. La croissance est révisée à la hausse à 0,9% en 2013 (+1,1 point), 1,7% en 2014 (+0,4 point) et à 1,6% en 2015 (+0,6 point). L’écart est particulièrement important s’agissant des exportations, de l’investissement et de la consommation publique. Le PIB courant s’élève à 1 930 MdsDKK (258 Mds€) en 2013, 1 977 MdsDKK (265 Mds€) en 2014 et 2 027 MdsDKK (271 Mds€) en 2015.

Retraites. Selon l’Institut des statistiques danois (Danmarks Statistik), le nombre de retraités aurait augmenté de 110 000 personnes entre 2010 et 2015. Les dépenses publiques liées au versement des pensions auraient enregistré une hausse de 20,5% durant cette même période, soit 20,9 MdsDKK (2,8 Mds€), alors que le coût du dispositif de pré-retraite aurait diminué de 23,8%, soit 4,8 mdsDKK (646 M€). Concernant l’année 2015, elles auraient augmenté de 4% en glissement annuel (630 M€) alors que le coût des pré-retraites aurait baissé de 10,6% (241 M€).

Investissements français au Danemark. Selon la presse, l’équipementier français Valeo aurait acquis 50% des parts de Cloudmade, une entreprise danoise qui développe des logiciels destinés aux véhicules autonomes. Le montant de la transaction, qui n’a pas été rendu public, pourrait s’élever à plusieurs dizaines de millions d’euros.

Patrimoine financier des ménages. L’institut des statistiques danois (Danmarks Statistik) a indiqué que le patrimoine financier net des ménages danois aurait cru de 415 MdsDKK (55 Mds€) en 2015 pour atteindre un total de 3 397 MdsDKK (455 Mds€), soit 168% du PIB. Avec un patrimoine financier net par habitant de 595 000 DKK (79 760 €), les ménages danois se situeraient donc en deuxième position derrière les suédois (86 060 €) et devant les finlandais (24 260 €) et les norvégiens (17 830 €). Ces fortes disparités s’expliquent essentiellement par les différentes modalités de financement des systèmes de retraite nordiques.

Commerce extérieur. Selon l’Institut danois des statistiques (Danmarks Statistik), les exportations de marchandises ont augmenté de 1,7% en septembre, principalement tirées par les ventes de biens d’équipement (+10,8%) et de biens manufacturés (+9,8%). Sur les trois derniers mois, les exportations ont baissé de 1,2%. Les importations sont restées stables en septembre. La plus forte hausse a été enregistrée dans le secteur des machines de transport (+3,5%). Sur les trois derniers mois, les importations ont augmenté de 2,1%. L’excédent commercial pour le mois de septembre s’élève à 5,6 MdsDKK (756 M€).

Échanges bilatéraux.
Selon les derniers chiffres des Douanes françaises, les échanges entre la France et le Danemark ont faiblement diminué au mois de septembre, pour un total de 421 M€ (-0,2% par rapport au mois d’août). Les exportations vers le Danemark se sont accrues de 3,3%, tandis que les importations ont reculé (-3,9%). La France dégage un excédent bilatéral de 9 M€ après un déficit de 6M€ au mois d’août.

Finlande

Mines. Le gouvernement a annoncé un financement supplémentaire de 100 M€ pour renflouer l’opérateur public Terrafame en charge de l’exploitation de la mine de Talvivaara. En mai dernier, le gouvernement était pourtant en faveur d’une fermeture progressive d’ici la fin de l’année de la mine déficitaire. Celle-ci avait été rachetée par l’État en 2014 à la suite de la faillite de l’opérateur privé, liée à des rejets toxiques dans les lacs et les rivières de la région.

Chômage. Le taux de chômage s’est élevé à 8,6% en octobre, soit au même niveau que le mois précédent mais en baisse continue depuis plus d’un an. Cette tendance à la baisse masque une hausse du nombre de chômeurs de longue durée de 8,4% en octobre par rapport à la même période de l’année précédente. Le Parlement vient d’ailleurs d’approuver un premier paquet de mesures proposé par le gouvernement pour améliorer le fonctionnement du marché du travail, dont notamment la réduction de la durée de versement des allocations chômages de 500 à 400 jours pour les chômeurs ayant travaillé plus de 3 ans, de 400 à 300 jours pour ceux ayant travaillé moins de 3 ans et le maintien à 500 jours pour les personnes âgées de plus de 58 ans. D’autres mesures destinées à fluidifier le marché du travail et à réduire les trappes à inactivité sont toujours en cours d’examen.

Engie. L’énergéticien français Engie et le motoriste finlandais Wartsilä ont signé une lettre d’intention de partenariat pour des projets à petite et moyenne échelle sur le segment du GNL. Ce partenariat a pour objectif de partager les compétences de Wärtsilä en ingénierie, approvisionnement et gestion de construction et l’expertise technique d’Engie dans le domaine du gaz naturel.

Construction automobile. Le fabricant de voiture Valmet Automotive a annoncé la création de 1 000 emplois dans les douze prochains mois en lien avec le lancement de la production du nouveau SUV Mercedes GLC à Uusikaupunki à partir de 2017. L’usine a déjà embauché 200 nouveaux employés cette année, ce qui porte les effectifs à plus de 1 500 employés. L’usine d’Uusikaupunki de Valmet Automotive est également en charge de la fabrication de la Mercedes Classe A depuis août 2013.

Bois et énergie. L’entreprise finlandaise Boreal Bioref et l’entreprise CAMCE, qui fait partie du conglomérat public chinois Sinomach, ont annoncé un partenariat pour la construction d’une usine de pâte à papier et bio-raffinerie en Laponie à Kemijärvi. Le complexe industriel produirait de l’électricité, de la chaleur, de la pâte à papier et du biocarburant. Il est prévu que la bio-raffinerie soit mise en service à partir de 2020, le coût du projet est évalué à 780 M€. Par ailleurs, l’entreprise de raffinage de pétrole St1 et le groupe S ont annoncé leur intention de construire une unité de production de bioéthanol à Pietarsaari dans l’ouest de la Finlande. Le projet, d’un montant de 140 M€, devrait permettre de produire 50 M de litres de biocarburants par an à partir de sciures et de bois recyclés. Les deux projets devront au préalable faire l’objet d’une étude d’impact sur l’environnement.

Islande

Formation du gouvernement. Les négociations pour la formation du nouveau gouvernement islandais amorcées à la suite des élections législatives du 29 octobre 2016 restent dans l’impasse. Katrín Jakobsdóttir, leader du parti de la Gauche verte, a officiellement annoncé mercredi 23 novembre l’arrêt des négociations entre les cinq partis. Elle a remis le 25 novembre son mandat pour la formation d’un nouveau gouvernement au Président islandais, comme l’avait fait avant elle le Président du parti de l’Indépendance, Bjarni Benediktsson, faute d’avoir trouvé un terrain d’entente avec les partis Viðreisn et Gauche verte.

Conjoncture/politique monétaire. La Banque centrale d’Islande a annoncé une révision à la hausse de prévisions de croissance pour 2016 et 2017, de respectivement 0,1 et 0,4 point à 5,0% et 4,5%. Ce mouvement s’explique notamment par le dynamisme de la consommation privée et de la FCBF, soutenue par l’investissement résidentiel. À l’inverse, si les projections d’inflation sont stables pour 2016 (1,7%), elles ont été revues nettement à la baisse pour 2017 (-0,9 point à 2,3%) et 2018 (-1 point à 2,6%) et resteraient inférieures à la cible de 2% jusqu’à la mi-2017. La banque centrale a en outre annoncé le 16 novembre laisser son principal taux directeur inchangé à 5,25%, tout en rappelant qu’elle adapterait ses prochaines décisions à l’évolution du contexte politique et aux conséquences de la libéralisation du compte de capital.

Norvège

Croissance. L’institut norvégien des statistiques SSB a publié le 15 novembre ses chiffres pour le troisième trimestre de l’année 2016. Le PIB continental, hors revenus des hydrocarbures et des transports maritimes (ce qui permet d’exclure les variations dues aux cours pétroliers), devait selon les économistes de SSB augmenter de 0,3%, quand les analystes de la banque centrale tablaient sur une progression de 0,4%. La croissance du PIB pour le troisième trimestre s’élève finalement à 0,2%. Pétrole et transports maritimes inclus, le PIB norvégien a reculé de 0,5%.

PLF 2017. Aucun accord sur le texte proposé par le gouvernement n’a encore été trouvé après la date butoir qui avait été fixée au 20 novembre dernier. Le parti libéral Venstre, emmené par sa présidente Trine Skei Grande, a proposé samedi 19 un nouveau paquet de mesures pour le climat. Le gouvernement et le parti chrétien-populaire ont annoncé un délai supplémentaire afin de pouvoir étudier ces propositions. Une nouvelle réunion entre les partis de la coalition et leurs aliés devrait être fixée rapidement.

Balance commerciale. L’excédent commercial de la Norvège à presque été divisé par deux sur un an au mois d’octobre. Cette baisse s’explique par un affaiblissement important des exportations, notamment dans le secteur des hydrocarbures. Celles-ci ont reculé de 15,9% sur un an le mois dernier, sous l’effet de la chute des prix du baril. Seules les exportations de poisson (+15%) augmentent notablement par rapport à octobre 2015. L’excédent commercial s’élève actuellement à 10,4 MdsNOK (environ 1,1 Md€). Les importations se replient de 3,6%.

Charbon. La hausse des prix du charbon devrait conduire l’entreprise norvégienne Store Norske, basée au Svalbard, à considérer la réouverture de ses mines, dont l’activité a été suspendue l’année dernière après des pertes importantes. La PDG de l’entreprise a estimé que des prix à hauteur de 65-70 $/t devraient permettre une reprise des activités minières, subventionnées en grande partie par des fonds publics de l’État norvégien.

Technip. Le français Technip et l’américain FMC Technologies, en passe de fusionner, viennent d’annoncer avoir remporté leur premier contrat avec le norvégien Statoil sur le champ Trestakk. Ce contrat porte sur l’ingénierie, la fourniture d’équipements, la construction et l’installation d’éléments industriels liés au développement du champ. Ce contrat devrait permettre, grâce aux technologies développées, d’améliorer les systèmes et d’augmenter la rentabilité des projets en cours. La fusion entre Technip et FMC Technologies devrait être finalisée en janvier 2017.

Téléphonie. L’opérateur de téléphonie suédois Telia Company a annoncé à la mi-novembre s’être porté acquéreur du norvégien Phonero pour 250 M€. Cette opération vise à augmenter les parts de marché du suédois sur les réseaux mobiles en Norvège, afin de passer de 13% actuellement à 27%. Phonero est un fournisseur de services télécoms aux entreprises et revendique 25 000 clients et 250 000 abonnements, affichant des résultats positifs ces dernières années. L’acquisition est encore soumise à l’approbation du Konkurransetylsinet, l’autorité norvégienne pour la concurrence.

Suède

Conjoncture. Selon les prévisions d’automne de la Commission européenne, la croissance du PIB suédois devrait atteindre 3,4% en 2016 (inchangé) et 2,4% en 2017 (2,9% selon les prévisions antérieures). La croissance en 2016 est pour l’essentiel tirée par l’investissement (6,6%), la demande intérieure, notamment la consommation publique (3,8%), et dans une moindre mesure la consommation privée (2,9). En revanche, le solde du commerce extérieur impacterait négativement la croissance dans la mesure où la progression des exportations resterait encore très inférieure à celle des importations cette année. Le solde du commerce extérieur pourrait devenir positif dès 2017 ainsi qu’en 2018. La Commission anticipe par ailleurs que le chômage se maintiendra à 6,8% en 2016 pour ensuite être ramené à 6,4% en 2017 et 2018.

Finances publiques. Toujours d’après les dernières prévisions de la Commission européenne, la dette publique de la Suède (définition maastrichtienne) devrait atteindre cette année 41,6% du PIB et repasserait sous la barre des 40% (39,9%) dès l’an prochain, avant d’atteindre 38,2% en 2018 (contre une moyenne de 86% en 2016 et 83,9% en 2018 dans l’UE). La Suède serait alors en 2018 le 5ème pays le moins endetté de l’UE après l’Estonie (9,4%), le Luxembourg (23,5%), la Bulgarie (25,9%) et la Lettonie (36%), à égalité avec la Danemark.

Moyens de paiements. Plusieurs études montrent que la Suède fait partie des pays dans lesquels les moyens de paiements dématérialisés (cartes de paiement, applications mobiles telles que « PayPal » ou l’alternative locale « Swish », etc.) se substituent le plus rapidement aux règlements en monnaie fiduciaire. Cette évolution s’accélère notamment en raison de l’abandon des services de paiement traditionnels aux guichets dans un nombre croissant d’agences bancaires : seulement la moitié du réseau bancaire (900 sur les 1 800 bureaux dans le pays) permet aujourd’hui d’effectuer des opérations en liquide au guichet. Per Bolund (parti Vert), Ministre des Marchés financiers, n’exclut pas que son gouvernement vienne à légiférer pour freiner cette évolution et obliger les banques à maintenir un service minimum en matière d’opérations en liquide. À la mi-novembre, la Banque de Suède (Riksbank) a pour sa part annoncé qu’elle allait devoir s’adapter aux choix stratégiques des banques locales et réfléchir à l’introduction d’une couronne numérique, une « e-SEK ». La Riksbank serait l’une des banques centrales les plus avancées dans ce domaine, indiquant qu’une décision devrait être prise d’ici 2 ans.

Services financiers. Les deux géants nordiques des services de recouvrement et de gestion de créances, Intrum Justitia et Lindorff, ont décidé de fusionner pour créer le premier acteur européen du secteur avec 8 600 employés présents dans 23 pays, des revenus nets de plus de 12 MdsSEK (environ 1,2 Md€) et une capitalisation boursière de l’ordre de 4 Mds€. La fusion sera sans doute examinée par la DG Concurrence de la Commission européenne compte- tenu de la position dominante qu’occupera la nouvelle entité dans la zone nordique. À l’issue de la fusion, Intrum Justitia, suédois à l’origine (avec un actionnariat éclaté entre plusieurs institutions financières locales et internationales) détiendra 53% du nouveau groupe contre 47% pour les actionnaires de Lindorff (norvégien à l’origine, avec pour principal actionnaire Nordic Capital, l’un des grands acteurs du capital investissement suédois). Nordic Capital sera le principal actionnaire du nouvel ensemble qui sera coté à la Bourse de Stockholm sous le nom d’Intrum Justitia. Intrum Justitia est aujourd’hui présent dans 20 pays, dont la France depuis 1987 avec 660 employés, et Lindorff dans 13 pays.

Crise laitière. Pilier de la production agricole nationale, le secteur laitier suédois traverse une crise aigüe qui s’est amplifiée depuis la suppression des quotas laitiers au printemps 2015. Selon la fédération agricole suédoise LRF, la collecte de lait devrait atteindre 2,7 Mt seulement en 2017, soit le niveau le plus bas depuis le début des années 1970. Selon LRF, ce résultat témoigne des conditions financières difficiles entourant la production laitière depuis plusieurs années.

Construction. Selon les dernières prévisions publiées par Boverket, l’Agence suédoise de la planification urbaine et du logement, 64 000 logements auront été mis en construction cette année en Suède, dont un tiers dans la région de Stockholm. En 2017, 67 000 nouveaux logements devraient être mis en chantier, un niveau jamais atteint depuis les années 1970. Le rythme de construction actuel se rapproche progressivement de l’objectif fixé par le gouvernement de construire 700 000 nouveaux logements d’ici 2025, soit 70 000 nouveaux logements chaque année.

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Revu par : Romain Saudrais (Conseiller financier)
Service Economique Régional (SER) de Stockholm
Ambassade de France en Suède
Adresse : Storgatan 11 // 114 44 Stockholm

Avec les contributions des Services Economiques de Copenhague (C. Bauduin, R. Fournier, M. Lallemand), Helsinki (N. Mouy, A. Stevenson), Oslo (E. Gabla, A. Labaune), de l’Ambassade de France en Islande (H. Soalhat) et du Service Economique Régional de Stockholm (F. Lemaitre, J. Grosjean, T. Charrier, R. Saudrais).

Dernière modification : 17/01/2017

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