L’ambassadeur [da]

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François Zimeray

« la France et le Danemark ont beaucoup en commun : un sens de l’Art de Vivre, un attachement aux libertés fondamentales, des entreprises innovantes, le sens du futur et celui de la longue histoire. Dans ce pays tonique et créatif, je veux montrer que la France peut surprendre. »

Avant sa nomination, en octobre 2013, comme Ambassadeur de France à Copenhague, François Zimeray a exercé pendant plus de cinq ans les fonctions d’Ambassadeur en charge des droits de l’homme au sein de la diplomatie française.

Dès l’âge de 17 ans, découvrant le génocide cambodgien, il fonde une association pour venir en aide aux réfugiés avant de se rendre, à 24 ans, dans les camps à la frontière thaïlandaise.

Cette expérience de terrain, il la connaîtra à de nombreuses reprises dans son parcours. Militant, il dénonce les massacres au Darfour et se rend à la frontière Tchadienne ; avocat, il intervient à la Cour Pénale Internationale pour défendre un enfant-soldat en République Démocratique du Congo. Il défend les victimes contre les dirigeants Khmers rouges, obtient la libération d’opposants politiques au Laos. Et bien sûr comme ambassadeur itinérant, de 2008 à 2013, il effectue plus de 120 missions. Il s’est notamment rendu plusieurs fois à Bagdad, à Gaza, en Tchétchénie, au Sri Lanka, en Colombie, au Honduras, au Burundi, au Rwanda et en Libye. En 2011, il est l’un des premiers Occidentaux à être reçus à Rangoon par Aung San Suu Kyi. A Moscou, il assiste au procès de Mikhaïl Khodorkovski et reçoit les avocats des Pussy Riot. A Kiev, il assiste au procès de l’ancienne Premier Ministre Ioulia Tymochenko et tente de lui rendre visite en prison. En 2012, chargé de collecter des éléments de preuve de crimes contre l’humanité, il se rend auprès des réfugiés à la frontière syrienne.

Aux Nations-unies, à New York, François Zimeray a présidé le forum sur les enfants-soldats lors de l’Assemblée générale. Il s’attache également à mettre en lumière des sujets rarement abordés comme celui du viol des femmes utilisé comme arme de guerre. A Genève, à la tribune du Conseil des droits de l’Homme, il défend, à trois reprises, le rapport de la France à l’Examen Périodique Universel.

Son engagement s’exprime aussi dans la vie de la cité. En 1989, il devient à vingt-sept ans le plus jeune maire de France d’une commune de plus de 20 000 habitants (Petit Quevilly) puis en 2001 il est élu président de l’Agglomération du Grand Rouen, capitale de la Haute-Normandie. (450 000 habitants). Très concerné par les questions d’environnement, il lance le premier tramway sur gazon en France. Il fonde la première association des maires pour l’environnement, les Eco-maires et publie en 1994 « Le maire et la protection juridique de l’environnement ».

De 1999 à 2004, il est député au Parlement Européen. Il siège à la Commission juridique et à la Commission des Affaires étrangères et de la Défense. Il participe aux travaux de la Charte des Droits Fondamentaux.

En parallèle de ses engagements publics, avocat de métier, François Zimeray connaît les réalités économiques internationales ayant exercé pendant plus de vingt ans dans un important cabinet français. Il est également Membre de l’Institut français des experts juridiques internationaux (IFEJI).

En octobre 2013, François Zimeray est nommé Ambassadeur au Royaume de Danemark. Il a remis le 8 novembre ses lettres de créance à Sa Majesté la Reine Margrethe II.

Avant son arrivée à Copenhague, il a suivi une « cure intensive » de la série télévisée Borgen. Il retrouve aujourd’hui avec plaisir les lieux du tournage dans ses déplacements et visites. Amateur d’architecture, il se sent déjà en harmonie avec le Danemark, pays du design et du vivre beau. Il pourra s’adonner, dans ce pays maritime, à la voile, sport qu’il a pratiqué à un haut niveau lors de sa traversée de l’Atlantique.


Pour François Zimeray, « la France et le Danemark ont beaucoup en commun : un sens de l’Art de Vivre, un attachement aux libertés fondamentales, des entreprises innovantes, le sens du futur et celui de la longue histoire. Dans ce pays tonique et créatif, je veux montrer que la France peut surprendre. »

Photo : Les Kaner/Scanpix

Dernière modification : 04/07/2016

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