Discours de l’Ambassadeur Véronique Bujon-Barré pour le 49ème anniversaire du Traité de l’Elysée

Discours prononcé par l’Ambassadeur Véronique Bujon-Barré

à l’occasion du 49è anniversaire du Traité de l’Elysée

Lundi 23 janvier au lycée Prins Henrik

Monsieur l’Ambassadeur, cher Michael,

Mesdames les proviseures, chères Angèle, chère Dagmar,

Chère Birte Zeuthen,

Mesdames et messieurs les membres des conseils d’administration,

Chers enseignants et membres de la communauté éducative,

Chers élèves,

C’est bien à vous, les élèves, que je m’adresse ce matin avec un grand bonheur de vous voir ici rassemblés pour chanter et présenter un spectacle.

Nous célébrons la coopération franco-allemande, ici à Copenhague comme dans de nombreux lycées de par le monde.

Le traité de l’Elysée a été pensé pour vous en 1963. Cette date est bien lointaine à votre âge : 1963, que s’est-il passé cette année-là ?

Kennedy a été tué à Dallas le 22 novembre. Cet événement vous est je pense à tous familier, par vos cours d’histoire et par les images.

Auparavant, en juin 1963, Kennedy, JFK, avait effectué un voyage très important en Europe : il avait dit à Berlin : « Ich bin ein Berliner ».

1963, c’était l’époque de la guerre froide, des deux blocs en Europe, de la menace nucléaire sur le monde. Berlin était coupée en deux par un mur. Le marché commun, la CEE, existait mais le Danemark n’en faisait pas encore partie. Ni la Grande-Bretagne. Ni l’Irlande. Ces trois pays ont adhéré ensemble le 22 janvier 1972, il y a 40 ans. Et mainentant, le Danemark assure la présidence tournante européenne.

1963 : j’avais plus ou moins votre âge.

Il y a 49 ans, le 22 janvier 1963 au Palais de l’Elysée à Paris, deux hommes d’Etat, deux messieurs très respectables, le chancelier fédéral Konrad Adenauer et le général de Gaulle, ont pensé à vous, les jeunes de cette salle.

Je cite en effet la déclaration commune du Traité de l’Elysée :

« La réconciliation du peuple allemand et du peuple français met fin à une rivalité séculaire, (Elle) constitue un événement historique qui transforme profondément les relations entre les deux peuples. La solidarité unit les deux peuples tant du point de vue de leur sécurité que du point de vue de leur développement économique et culturel. La jeunesse a pris conscience de cette solidarité et se trouve appelée à jouer un rôle déterminant dans la consolidation de l’amitié franco-allemande. »

Voilà où je voulais en venir : la jeunesse de 1963, c’est aussi vous aujourd’hui.

C’est la même valeur, la même promesse à travers le cours des générations.

Vous aurez dans tous les aspects de votre existence un rôle, individuel et déterminant, dans la consolidation de l’amitié franco-allemande, « sur la voie de l’Europe unie », comme le dit le Traité de l’Elysée.

Cette perspective d’avenir me donne confiance dans mon travail d’Ambassadeur en ces temps de crise.

Je suis sûre que mon ami Michael Zenner ressent la même chose.

Aujourd’hui est avant tout une fête, presqu’une fête de famille tant les échanges entre les deux écoles, Sankt Petri et Prins Henrik sont denses, riches et harmonieux.

Le Danemark est ami avec la France et avec l’Allemagne : c’est une évidence que nous vivons au quotidien.

Vous avez des amis, des voisins français, danois, allemands, autrichiens, belges, européens, brefs vous connaissez des francophones et des germanophones.

L’apprentissage des langues est un enjeu majeur pour nous tous en Europe.

Nous fêterons cette année la Journée européenne des langues comme il se doit en septembre 2012, par des concerts de rap, par et pour les jeunes, dans plusieurs langues.

Bravo aux enseignants de langues qui oeuvrent dans les deux lycées !

Bonne chance dans vos études !

J’ai cité tout à l’heure le président américain de 1963 pour sa phrase célèbre à Berlin.

Ich bin eine Französin, Ich bin eine Europäerin.

Je suis française, je suis européenne.

Vive la coopération franco-allemande au Danemark

Je vous remercie.

Danke schön.

Dernière modification : 08/04/2013

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